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Le monde des langues et les langues du monde

Préparation de l'enquête européenne sur les compétences linguistiques

L'indicateur européen sur la compétence linguistique vient de terminer sa phase finale, avant l'essai sur le terrain à l'échelle européenne au début de l'année prochaine.

Les écoles des pays participants, ont procédé aux pré-tests en Octobre. A la suite d'une analyse approfondie, du niveau et de la qualité de ces tests, l'enquête va être peaufinée pour les vrais essais. L'enquête impliquera:

L'enquête vise à fournir aux autorités nationales, aux responsables politiques, aux enseignants et aux experts, des données comparatives fiables sur les compétences en langues étrangères à travers l'UE.

Cette enquête a été mise en œuvre par la Commission, en coopération étroite avec les autorités nationales. Les outils de test sont développés et livrés par SurveyLang, a consortium of eight prominent bodies in the field.
http://ec.europa.eu/education/languages/index_fr.htm



Une « hotline » pour aider les fonctionnaires européens à s’attaquer au langage bureaucratique

Publié: mercredi 18 novembre 2009
La Commission européenne souhaite éliminer l'utilisation excessive du langage juridique en mettant en place une « hotline » qui donnera aux fonctionnaires des conseils sur la manière d’écrire de manière plus lisible, d’après les conclusions d’une conférence organisée à Bruxelles hier (17 novembre).



L’UE aborde la question du manque d’interprètes français

Publié: vendredi 20 novembre 2009
Les représentants de la Commission européenne sont en France cette semaine pour encourager les jeunes gens à songer à une carrière dans les langues, alors qu’existent des craintes de voir l’exécutif européen faire face à un grave manque d’interprètes de langue française dans cinq à dix ans.
http://www.euractiv.com/fr/culture/ue-aborde-question-manque-interprtes-franais/article-187510



Expolingua

EXPOLINGUA Berlin est la seule exposition internationale annuelle consacrée aux langues et cultures organisée dans les pays germanophones.

La 22ème édition d’EXPOLINGUA Berlin aura lieu du 20 au 22 novembre 2009.

Depuis plus de vingt ans, EXPOLINGUA Berlin sert de vitrine aux exposants souhaitant présenter leurs produits et services dans le domaine de l’apprentissage et de l’enseignement des langues et de l’éducation culturelle. La progression constante, année après année, du nombre de visiteurs et d’exposants témoigne du succès croissant de cette manifestation : plus de 200 exposants venus de 30 pays différents et plus de 15 000 visiteurs assistent actuellement à cet événement !

À EXPOLINGUA Berlin, les exposants fournissent des informations de première main sur l’apprentissage et l’enseignement des langues et sur différentes cultures. Principaux exposants :

Tous se rendent à EXPOLINGUA Berlin pour bénéficier de conseils d’experts sur les nombreuses formules d’apprentissage et d’enseignement des langues étrangères, et pour rencontrer des professionnels du secteur de la formation linguistique. Professeurs de langues, spécialistes des ressources humaines et de la formation, organismes de séjours linguistiques, éditeurs, écoles et instituts culturels cherchent à nouer de nouveaux contacts et à entretenir leurs relations actuelles.

Parallèlement à l’exposition, le programme de séminaires d’EXPOLINGUA Berlin propose aux visiteurs une très large gamme de conférences, d’ateliers et de mini-stages linguistiques passionnants. Chacun peut ainsi choisir le sujet qui l’intéresse parmi les 100 présentations proposées, sur des thèmes aussi variés que les études et le travail à l’étranger, les tests de langues ou les programmes éducatifs internationaux.

Chaque année, un programme culturel accompagne l'exposition qui inclut par exemple des représentations théâtrales, des projections de films en version originale etc.



L'UE s'inquiète du manque d'interprètes francophones

Publié: vendredi 25 septembre 2009 Quelques jours avant la Journée européenne des langues de ce week-end, les institutions de l'UE ont lancé une campagne visant à encourager les jeunes francophones à envisager une carrière dans l'interprétariat, puisque la Commission européenne veut aborder le manque important d'interprètes, qui devrait toucher ses services dans les cinq ou dix ans à venir.

Contexte:

Le 26 septembre a été désigné Journée européenne des langues par le Conseil de l’Europe et la Commission européenne après l’année des langues en 2001. Elle célèbre « le patrimoine culturel qui fait partie intégrante des langues de l’Europe » et entend montrer au public l’importance de l’apprentissage des langues et de la diversification des langues apprises pour améliorer la compréhension interculturelle. Pour marquer le coup de la Journée européenne des langues, plusieurs évènements seront organisés dans la semaine, y compris une réunion de la Plate-forme des entreprises pour le multilinguisme à Bruxelles (22 septembre), une conférence à Luxembourg sur la façon dont la technologie peut aider les traducteurs (24 septembre), et une conférence à Bruxelles sur l’apprentissage précoce des langues, donnée par le commissaire au multilinguisme, Leonard Orban. Les activités visant à encourager les enfants à apprendre les langues se dérouleront Place Jourdan aujourd’hui (25 septembre), en présence du commissaire. Les représentations de l’exécutif européen dans les Etats membres organisent également aujourd’hui des évènements sur le thème des langues. Les institutions de l’UE dépensent autour d’un milliard d’euros en traduction et interprétation chaque année, ce qui représente environ 1 % du budget de l’UE ou 2,50 € par citoyen. 72 % des documents de l’UE sont écrits originellement en anglais, 12 % en français et à peine 3 % en allemand, tandis que 88 % des utilisateurs du site web « Europa » de la Commission parlent anglais, selon les chiffres de l’exécutif de l’UE. Mercredi (23 septembre), le site web YouTube a commencé à diffuser un clip vidéo visant à sensibiliser les jeunes personnes en France, en Belgique et au Luxembourg au métier d’interprète. La vidéo, intitulée « Interpréter pour l'Europe - en français » , est aussi accessible sur les sites Internet des institutions européennes. Elle a été préparée par le service des interprètes de l’exécutif européen en coopération avec le Parlement européen et la Cour européenne de Justice. Alors qu’il va devoir faire face à l’inauguration d’un nouveau bâtiment du Conseil en 2013 et à la construction imminente d’un centre de conférence de la Commission à Bruxelles, l’exécutif européen estime qu’il aura besoin de recruter 200 interprètes de conférence de langue maternelle française dans les dix prochaines années. Sans augmentation majeure du nombre d’interprètes qualifiés sortant de l’enseignement supérieur dans les prochaine années, la Commission estime que les institutions de l’UE perdront presque la moitié de leurs interprètes francophones dans la prochaine décennie en raison des entrées en retraite. Les délégués francophones risquent de ne pas être capables de participer sur un pied d’égalité au processus décisionnel de l’UE, prévient l’exécutif de l’UE.

D’autres langues également en danger

De plus, l’exécutif européen s’attend à connaître un défaut de personnes qualifiées parlant anglais, allemands, italiens et néerlandais sur la même période. Actuellement, les institutions de l’UE font appel aux services de 335 interprètes français, dont 132 travaillent régulièrement pour la DG Interprétation. Parmi ces derniers, 59 sont des employés permanents. La Commission estime qu’il faudra recruter 2 à 3 interprètes permanents chaque année d’ici à 2020 pour répondre à ses besoins, mais seuls 11 ont été engagés dans les dix dernières années. 75 % de toutes les réunions de l’UE sont interprétées en français, y compris la plupart de celle tenues au Conseil, au Parlement et à la Cour de justice. La majorité des linguistes francophones de l’exécutif de l’UE ont été nommés entre le milieu des années 1970 et le milieu des années 1980, explique la Commission. Les interprètes nommés lors de cette vague de recrutement approchent maintenant de la retraite mais n’ont pas été remplacés à la même vitesse. En effet, les exigences des institutions de l’UE sont si sévères que seul 30 % des candidats sont reçus, ce qui contribue à alimenter la crise actuelle. La campagne francophone suit une initiative similaire lancée en février à destination des anglophones, visant à faire de l’anglais une langue moins rare de peur que les institutions de l’UE ne connaissent un manque criant d’interprètes anglophones avant 2015 (EurActiv 18/02/09). Les interprètes de l’UE sont encouragés à apprendre d’autres langues au travail, aidant ainsi les institutions à couvrir le grand nombre de combinaisons requises pour fournir une interprétation efficace lors des réunions et des conférences. En effet, les 23 langues officielles actuelles constituent 506 combinaisons de traduction et d’interprétation, un nombre qui augmenterait de manière substantielle si la Croatie, l’Islande, la Serbie et la Turquie adhéraient aux Vingt-sept. L’exécutif de l’UE s’inquiètent que, lorsque ces interprètes multilingues entreront en retraite, ils ne seront pas remplacés par suffisamment de nouvelles recrues compétentes dans les langues pivot comme l’anglais, le français, l’allemand, l’italien et le néerlandais. La Commission s’inquiète aussi de voir que d’autres organisations internationales importantes de l’autre côté de l’Atlantique, comme la branche des Nations unies à New York, regardent de plus en plus vers l’Europe pour satisfaire leurs besoins en interprétariat. Plus tard dans l’année, l’exécutive de l’UE lancera une campagne de sensibilisation similaire ciblant les locuteurs allemands ; des initiatives semblables pour le suédois, l’italien et le néerlandais suivront en 2010. Des évènements tournant autour des langues sont organisés en Europe cette semaine, avant la Journée européenne des langues le 26 septembre.



Le multilinguisme dans l’Union européenne : la Commission européenne appelle à œuvrer pour la promotion des langues et lance un nouveau portail web

Sous le mot d’ordre « Plus tu connais de langues, plus tu es humain », la Commission européenne réaffirme son propre engagement en faveur du multilinguisme en adoptant aujourd’hui la première communication de son histoire sur ce sujet. Le document explore les diverses facettes des politiques de la Commission en la matière et présente une nouvelle stratégie-cadre pour le multilinguisme, assortie de propositions d’actions spécifiques. Celles-ci portent sur trois domaines distincts dans lesquels les langues occupent une place importante dans la vie quotidienne des Européens : la société, l’économie et les relations de la Commission elle-même avec les citoyens de l’Union. La Commission incite les États membres à jouer leur rôle dans la promotion de l’enseignement, de l’apprentissage et de l’utilisation des langues. Pour marquer l’occasion, un nouveau portail web consacré aux langues et consultable dans les 20 langues officielles a été lancé sur EUROPA, le site web de l’ensemble des institutions de l ’Union.

Comme l’a déclaré Ján Figel’, commissaire chargé de l’éducation, de la formation, de la culture et du multilinguisme, « Ce sont les langues qui font de nous des êtres humains, et la diversité linguistique de l’Europe se trouve au cœur de son identité. Le jour de ma nomination, voici exactement un an, je suis devenu le premier commissaire européen qui ait jamais été chargé spécifiquement du multilinguisme. La communication adoptée aujourd’hui témoigne à nouveau avec force de l’engagement de la Commission en faveur des langues et de la diversit é linguistique dans l’Union. »

D’après une récente enquête Eurobaromètre[1], la moitié des citoyens de l’Union se disent capables de tenir une conversation dans une deuxième langue autre que leur langue maternelle. Le texte adopté aujourd’hui considère la connaissance des langues comme une aptitude souhaitable pour tous les citoyens de l’Union ; il présente également les diverses actions mises sur pied par la Commission pour favoriser et développer encore la diversité et les compétences linguistiques. Au travers des programmes Socrates et Leonardo da Vinci, par exemple, la Commission investit 30 millions d’euros par an dans des actions comme la formation, la mobilité des étudiants et des enseignants ou le financement d ’échanges de classes.

La communication souligne l’importance des compétences linguistiques pour la mobilité des travailleurs et la compétitivité de l’économie de l'Union. La Commission publiera l’année prochaine une étude sur l’incidence de la pénurie de compétences linguistiques sur l’économie européenne. Elle estime aussi qu’il faut en faire davantage pour renforcer le rôle des industries de la langue, qui représentent un chiffre d’affaires de plusieurs millions d’euros et continuent de se développer dans l’Union europ éenne.

Pour donner aux citoyens un meilleur accès aux informations sur l’Union européenne dans leur propre langue, surtout en ce qui concerne la législation, les proc édures et les politiques, la Commission entend :

La Commission investira davantage dans la recherche à caractère linguistique consacrée aux moyens de surmonter les barrières de la langue grâce aux nouvelles technologies de l’information et de la communication, ainsi que dans le domaine des sciences sociales et humaines.

Dans les États membres, la Commission propose d’adopter des plans d’action nationaux en faveur du multilinguisme, d’améliorer encore la formation des enseignants en langues, de prévoir les moyens nécessaires à l’apprentissage des langues dès le plus jeune âge et de renforcer l’enseignement des matières par l’intégration d’une langue étrangère. La Commission rappelle qu’à la réunion du Conseil européen tenue en 2002 à Barcelone, les chefs d’État ou de gouvernement ont demandé l’enseignement d’au moins deux langues étrangères dès le plus jeune âge. Elle demande aussi aux États membres de revoir les programmes de formation dans les universités de manière à doter de compétences adaptées les étudiants des professions linguistiques.

La Commission propose la mise sur pied d’un groupe de haut niveau sur le multilinguisme, composé d’experts indépendants, qui l’assistera dans l’analyse des progrès réalisés par les États membres et apportera des idées nouvelles, une aide et des conseils pour les initiatives futures.

Une conférence ministérielle sur le multilinguisme aura lieu prochainement afin de permettre aux États membres de faire part des progr ès accomplis et de planifier leurs travaux ultérieurs.

La Commission européenne a également lancé aujourd’hui un portail web sur les langues[2]. Celui-ci permettra au grand public, aux médias ou aux étudiants d’accéder facilement à des informations sur les langues de l’Union européenne. Parmi les sujets traités figurent les politiques européennes encourageant l’apprentissage des langues et la diversité linguistique, un état des compétences linguistiques dans l’Union d’aujourd’hui, les règles d’utilisation des langues officielles de l’Union, ou encore un tour d’horizon des emplois que les institutions européennes offrent aux linguistes professionnels. Le contenu est organisé d’une manière logique et conviviale et, surtout, l’ensemble des aides à la navigation et des textes de présentation du portail lui-même sont rédigés dans les 20 langues officielles, témoignage de l’engagement de l’Union à communiquer avec ses citoyens dans leur propre langue.

Pour de plus amples informations : http://europa.eu.int/languages

Selon Jan Figel, il faut prendre des mesures sur l'apprentissage et l'enseignement des langues

La Commission souhaite utiliser les 'indicateurs européens de compétences en langue' et la technologie pour améliorer la qualité de l'enseignement des langues. Elle s'efforce également de délivrer des messages clairs et sans jargon aux citoyens européens.

Contexte:
Le concept de multilinguisme couvre les services de traduction et d'interprétation ainsi que l'apprentissage des langues. Il s'agit d'un concept particulièrement important pour la Commission étant donnée la référence du traité de Rome au respect de la diversité culturelle, linguistique et religieuse comme l'une des valeurs essentielles de l'UE. La Commission souhaite ancrer les principes du multilinguisme dans l'ensemble de l'Union européenne.
L'objectif de deux langues étrangères en plus de sa langue maternelle
Jan Figel a déclaré que la récente enquête selon laquelle 50% de la population européenne peut s'exprimer dans une langue étrangère montre les 'progrès satisfaisants' réalisés dans l'UE pour atteindre l'objectif de "deux langues étrangères en plus de sa langue maternelle". Il a cependant précisé que les situations étaient très différentes selon les Etats membres, certains comptant près de 90% de leurs citoyens capables de s'exprimer dans une langue étrangère, d'autres (la Hongrie et le Royaume-Uni) n'en comptant qu'un tiers.
(…)
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